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Parlez-vous
Bistrot ?
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Petit
dico pour étancher les grandes soifs de vocabulaire limonadier
Editions D'Orbestier - 2007
112 pages - 9,50€
petit format
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LE
SUJET
La
langue du zinc n'est pas une langue de bois. On y parle la langue du
coeur. Du coeur gros qu'on soigne au vin chaud, du coeur gros comme
ça qu'on soigne au pastaga.
La
langue des bistrots, entre le pire et le barbare, a ses aristos comme
Boudard, Blondin, Rimbaud, Dimey, Bukow et puis Gainsbar, poètes
blanc sec, accros de la Kro, esthètes de la fine à l'eau.
La
langue des bistrots pour le dire a des mots qui naissent au comptoir.
Des mots chasse-cafard dans la fumée du soir, des mots d'amour,
toujours, des mots copains d'un jour, nos mots de tous les jours. Il
fallait bien en faire le tour..
IMAGES




PRESSE
Paru dans l'édition de Presse-Ocean du
jeudi 29 novembre 2007
Livres : Stéphane Pajot paye sa tournée
Le dico « Parlez-vous bistrot ? » du journaliste nantais
compile la langue qui se délie dans les estaminets, de A comme
abbaye à Z comme zingueur.
Enquêteur invétéré de la mémoire
nantaise, notre confrère livre deux nouveaux ouvrages : Parlez-vous
bistrot ? et Les Nantais. Il vient les dédicacer vendredi à
Clisson, en deux tournées (1).
« On a tous une histoire de bistrot dans les poches ».
À force de traîner sur les comptoirs, celles de Stéphane
Pajot en étaient tellement pleines, que notre confrère,
journaliste à Presse Océan depuis une quinzaine d'années,
en a fait un livre, un petit dico rigolo, Parlez-vous bistrot ?, paru
aux éditions D'Orbestier.
De A comme abbaye (pour la bière des moines) à Z comme
zingueur (garçon de café), ce glossaire « ni savant,
ni sérieux » compile la langue qui se délie dans
les estaminets, hier et aujourd'hui. Auteur prolixe (c'est son 24e
livre) et boulimique d'histoires nantaises, Stéphane Pajot
en racontait déjà un rayon sur le sujet en 1994 dans
son premier ouvrage, La Tchatche, le tour de Nantes en 80 pastagas.
Il noircit son calepin de ces bons mots frappés au coin du
zing depuis son premier troquet, au Portereau à Saint-Sébastien-sur-Loire.
« J'y ai appris, avec les gitans du camp d'à côté
à « pillaver du mol » (boire du vin), ou «
rhabiller les mariés » (remettre une tournée)
». Il les traduit dans son lexique. « Mais ce n'est pas
exhaustif », précise-t-il. « J'ai glané
une bonne quinzaine de nouveaux mots depuis que le livre est sorti,
il y a dix jours ». Il faudra attendre une réédition
pour qu'ils entrent dans le dico.
Les Nantais en images
En attendant, Stéphane Pajot publie également un nouveau
beau livre, Les Nantais, toujours chez D'Orbestier. Après Nantes
la jolie ou Nantes fascinante, il s'intéresse aux personnages
incontournables (Anne de Bretagne, Julien Gracq, Jules Verne, Jacques
Vaché...) comme à la foule des anonymes qui ont gravé
leurs noms dans les souvenirs collectifs de la ville : la Bouillotte,
le brocanteur le plus connu du monde (de la place Viarme), Ulysse,
le clochard philosophe, les Nantais qui ont fait la guerre, ceux qui
subi les bombardements, vu leur cathédrale en feu. Ceux aussi
qui ont chanté (Barbara, les trois Jean), illustré (Jules
Grandjouan), porté Nantes à l'écran (Jacques
Demy et sa Lola).
À chaque fois, c'est la même histoire : Stéphane
Pajot déniche lors de ses fouilles du samedi matin aux puces
de la place Viarme ou sur eBay une belle image, un document rare qu'il
authentifie avec l'aide de quelques « érudits »,
notamment le cartophile landréen Michel Douxami. « C'est
une quête et mon but, c'est de la publier ». Tous ses
droits d'auteurs y passent. Sa dernière trouvaille, une toile
de la poissonnerie de l'île Feydeau du peintre Pierre-Cénon
Trigo, se retrouvera à n'en pas douter dans un prochain livre...
(1) Dédicaces vendredi 30 novembre à Clisson : de 10
h à 12 h à la maison de la presse et de 18 h à
20 h à la Très petite librairie.
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